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1. Anomalies au niveau du métabolisme

Defeat Autism Now  ont démonté que les enfants autistes étaient porteurs d’anomalies au niveau du métabolisme. D’où l’éventuelle explication des bienfaits de différents suppléments vitaminée et minéraux ainsi que d’approches autres que comportementales.

On parle d’ailleurs du triangle de l’autisme, témoin d’une connexion entre le système digestif, le système immunitaire et le système nerveux central. Ce triangle établit l’existence d’un lien entre les  problèmes d’ordre physique et les troubles du comportement.  Le Dr Michael Gershon a d’ailleurs dit dans son livre « Gut the second brain », que les intestins sont un second cerveau. Ses recherches affirment que les cellules nerveuses au niveau des intestins fonctionnent comme un cerveau, ce  second cerveau est autonome et peut contrôler notre système digestif. Ces deux cerveaux (notre tête et nos intestins) doivent coopérer de façon harmonieuse au risque qu’un chaos s’installe au niveau digestif et au niveau mental.

Ainsi, une prévention optimale de la santé de nos enfants passe par une digestion, absorption, assimilation et nutrition adéquates. Effectivement, 90% des chercheurs pensent que tous les dysfonctionnements et maladies commencent dans le tractus intestinal.

Chez les enfants autistes, il a souvent été relevé des troubles intestinaux comme des dysbioses intestinales, des intolérances alimentaires, des diarrhées ainsi que des constipations chroniques.

Or, notre corps a besoin de nutriments afin de faire fonctionner notre système immunitaire correctement. Il doit également être capable de bien les assimiler. Ainsi, les mauvais fonctionnements et maladies gastro-intestinaux doivent être traités. Notons que la plupart des médicaments industriels ne soignent, ni ne guérissent. Il ne faut que cacher les symptômes.

A titre complémentaire, rajoutons les propos rapportés par  Dépéraux Marie-Christine au sujet du  Dr Wakefield : il affirme dans une étude de 1998 que les 170 cas d’autisme régressif étudiés présentaient une nouvelle forme d’inflammation intestinale causée par le virus de la rougeole. Ce dernier a été identifié dans les intestins malades comme ayant une origine vaccinale.

Wakefield A. J., Murch S. H., Anthony A., Linnel J., Casson D. M., Malik M., Berelowitz M., Dhillon A. P., Thomson M. A., Harvey P., Valentine A., Davies S.E., Walker-Smith J.A., “Illegal-lymphoid-nodular hyperplasia, non-specific colitis, and pervasive developmental disorder in children “, Lancet, England, 1998 Feb. 28, 351 (9103) : 637-641.

Pour Dr Wakefield, le vaccin ROR a été approuvé trop rapidement et les effets secondaires du vaccin sont spécifiques au ROR plutôt qu’au vaccin monovalent de la rougeole. En effet, le vaccin ROR possède une interférence biologique entre les différents virus qui le composent qui augmente les risques de symptômes gastro-intestinaux entraînant une maladie inflammatoire des intestins et par conséquent l’autisme. Chez les enfants présentant la maladie inflammatoire  « l’hyperplasie lymphoïde nodulaire » (entérocolite autistique), le virus de la rougeole est surtout présent au niveau de la paroi de l’iléum et du colon.

Wakefield A. J., Montgomery S. M., “Measles, mumps, rubella vaccine : through a glass, darkly”, Adverse Drug Reactions & Toxicological Reviews,  England, 2000; 19: 265-283.

  1. Autisme et nutrition

Quant au Dr Montaigner, il a mis en évidence l’augmentation du taux de peptides provenant du gluten et de la caséine – appelé glutomorphines et casomorphines – dans les urine des patients souffrant d’autisme, de la schizophrénie, de la psychose, de la dépression, de l’hyperactivité avec le déficit d’attention, ou d’un certain nombre de pathologies auto-immunes.

Ces peptides appartiennent à la classe des opioïdes (qui a les mêmes propriétés que l’opium).

L’effet opioïde se produit quand les peptides “semblables à la morphine” croisent la barrière hémato-encéphalique. On constate alors ces symptômes qui selon l’individu, sont:

* Hyperactivité,

* Changeur d’humeur,

* Périodes inexpliqués de rires,

* Problème de sommeil,

* Compétences organisationnelles pauvres,

* Incapacité à faire des tâches multiples,

* Avide de gluten et caséine,

* “Mangeur sélectif” à l’extrême, …

POURQUOI PARLONS D’UN EFFET DROGUE ?

 

Le gluten et la caséine ont un effet drogue sur les enfants parce que la glutéomorphine et la casomorphine sont produits dans l’intestin en raison d’une mauvaise digestion de peptides.

En effet, les protéines des céréales et du lait ne sont pas complètement dégradées. L’existence du syndrome de fuite intestinale  permet à ces protéines de franchir la paroi intestinale pour se retrouver dans le système sanguin. Ces peptides  deviennent des « peptides opioïdes » et se comportent dans l’organisme comme certains dérivés morphiniques  (morphines, héroïne,…) pour se fixer sur les récepteurs biochimiques spécifiques à ces substances.

En saturant les récepteurs, les peptides provenant du gluten et de la caséine (mal métabolisés) vont dérégler le comportement et favoriser le développement de maladies dégénératives et du système nerveux central.

Si nous ne pouvons pas éliminer ce qui est directement lié à l’inflammation du cerveau et l’intestin, aussi bien que les réactions d’immunisation allergiques à la nourriture incriminée, il est presque impossible de guérir un enfant.

De plus, le gluten peut prendre à 6 mois ou plus pour s’éliminer les microcavités d’intestin.

UN REGME SANS GLUTEN SANS CASEINE

L’augmentation des taux des oploïdes doit entraîner la mise en œuvre du régime sans gluten et sans caséine car l’élimination de gluten et la caséine du régime peut éliminer “l’effet opioïde ».

AUTRES TYPES DE REGIME

Afin d’améliorer ce lien intestin-cerveau, d’autres régimes  alimentaires peuvent être envisagés :

-Régime entéropsychologique (GAPS)

-Régime «  Low FODMAP »

-Régime de Feingold

-Régime sans oxalates

 

  1. Pour conclure

Il est impératif  que les professionnels du monde s’intéressent à l’effet des vaccins et de l’alimentation dans l’approche de l’autisme.

Il est  tout aussi impératif  qu’ils complètent  les approches éducatives de l’autisme par des traitements biomédicaux. Parmi ceux-ci, nous comptons les régimes alimentaires, mais également

-le contrôle de l’environnement (diminuer les contaminations chimiques, les radiations électromagnétiques, les contaminations par mercure)

-Le soutien de la fonction immunitaire de l’intestin (éliminer les mauvaises bactéries, levures et parasites, vers,… ainsi que la reconstitution de la flore intestinale par des probiotiques)

-le traitement des infections froides

-la correction du stress oxydatif (vitamine B,…)

– la désintoxication des métaux lourds

– ainsi que d’autres thérapies innovantes (oxygénation du cerveau des enfants autistes,…).

J’ai de l’espoir pour une approche plus globale afin de soigner de façon plus efficace nos enfants atteints d’autisme.  C’est ainsi que des améliorations ont pu être constatées et que certains enfants ont pu avoir une vie bien meilleure.

Nawale Harchaoui, Psychopedagogue et Psychomotricienne , Belgique.

 

Dépéraux, Marie-Christine. Autisme : une fatalité génétique ? Bruxelles : Marco Pietteur, 2007.

Corinne,  Skorupka et   Lorène, Amet.  Autisme : on peut en guérir ! Dontilly : Broché, Octobre 2014.

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